Uatu appartient à une race d'êtres cosmiques d'une puissance et d'une longévité extraordinaires. Son père Ikor a proposé la loi de non-intervention après une tragédie causée par la bienveillance des Gardiens, partager la technologie avec une civilisation primitive qui s'en est servie pour s'exterminer. Uatu, assigné à l'observation de notre système solaire depuis la Lune, porte le poids de cette loi tout en la violant régulièrement dès que sa conscience morale l'exige.
Uatu apparaît dans Fantastic Four #13 (1963), créé par Stan Lee et Jack Kirby. Sa puissance est cosmique et rarement employée, ses capacités d'observation lui permettent de voir à travers les dimensions, les timelines et les réalités alternatives simultanément, faisant de lui le témoin le plus complet de l'histoire Marvel. Sa loi de non-intervention est violée de façon récurrente, il alerte les Fantastic Four de menaces existentielles, guide des héros dans des moments critiques et permet occasionnellement l'accès à ses archives de réalités alternatives. Sa mort dans Original Sin (2014) — assassiné, ses yeux arrachés et dispersés, est l'un des événements cosmiques les plus marquants, révélant qu'il avait été l'observateur de tous les secrets les plus sombres. Nick Fury est identifié comme son meurtrier, ayant agi pour lui voler les secrets qu'il gardait. Uatu est ensuite réincarné sous une forme altérée.
Dans Fantastic Four #48 (1966), Uatu the Watcher avertit les Fantastic Four de l’arrivée de Galactus, violant ainsi son principe fondamental de non-intervention. Interrogé par Reed Richards, il justifie son action par l’impossibilité morale de rester passif face à l’extinction d’une espèce qu’il observe depuis des millénaires, établissant ainsi le paradoxe central du personnage.
Uatu est la conscience observatrice de l'univers Marvel, un personnage dont l'importance est inversement proportionnelle à ses interventions directes. Chaque fois qu'il brise son vœu de silence, c'est que quelque chose de fondamental pour l'humanité est en jeu. Le thème central qu'il incarne est celui de la responsabilité du témoin, peut-on observer la souffrance sans intervenir, et si non, à quel prix ?