Yao, connu comme l'Ancien, est un moine tibétain dont la quête de connaissance mystique remonte à plusieurs siècles. Il a découvert les arts mystiques dans leur profondeur la plus ancienne, devenant progressivement le Sorcier Suprême de la Terre, gardien des frontières dimensionnelles contre des menaces que l'humanité ignore généralement. Sa longévité est le résultat de sa maîtrise mystique plutôt que d'une mutation biologique, il a choisi de rester en vie tant que sa fonction était nécessaire.
L'Ancien apparaît dans Strange Tales #110 (1963), créé par Stan Lee et Steve Ditko. Sa puissance mystique dépasse celle de tout sorcier humain vivant, des siècles de pratique lui ont conféré une maîtrise des arts mystiques que même Doctor Strange, à son apogée, ne peut qu'approcher. Il forme Baron Mordo avant Stephen Strange et reconnaît en Mordo un talent technique exceptionnel mais une sagesse insuffisante, tandis qu'il voit en Strange, malgré son arrogance initiale, la capacité de devenir quelque chose de plus grand qu'un simple sorcier. Sa mort, choisie volontairement plutôt que subie, lors d'une confrontation avec Dormammu représente le transfert conscient du titre de Sorcier Suprême à Doctor Strange. Dans certains arcs ultérieurs, son esprit reste accessible à Strange sous forme de conseils, une présence posthume qui continue d'influencer son successeur.
Dans les récits des premières aventures de Doctor Strange dans Strange Tales, l'Ancient est souvent représenté comme un mentor qui privilégie l’épreuve directe plutôt que l’intervention. Il laisse parfois Strange affronter seul des menaces mystiques afin de lui permettre d’apprendre par l’expérience, incarnant une philosophie selon laquelle la véritable connaissance ne peut être transmise que par la confrontation au réel.
L'Ancien est la figure de sagesse absolue, un personnage dont l'importance est totalement inversement proportionnelle à son temps d'écran. Chaque décision qu'il prend, chaque élève qu'il forme, chaque mort qu'il choisit résonne pendant des décennies. Le thème central qu'il incarne est celui de la sagesse comme transmission, exister non pour soi-même mais pour ce qu'on laisse après soi.