Jack Russell hérite de la malédiction du loup-garou de son père Gregory Russoff, malédiction transmise génétiquement dans la lignée familiale, activée à la puberté. La première transformation de Jack survient à son dix-huitième anniversaire, coïncidant avec la pleine lune. Jusqu'à ce moment, sa vie était celle d'un adolescent ordinaire en deuil de son père. Après, c'est l'histoire d'un homme qui lutte pour contrôler quelque chose qui vit en lui et qui, sous la pleine lune, prend le dessus.
Werewolf by Night apparaît dans Marvel Spotlight #2 (1972), créé par Roy Thomas et Gerry Conway. Ses pouvoirs de loup-garou lui confèrent une force, une vitesse et une résistance surhumaines, des sens développés à un niveau animal, une régénération accélérée, et des griffes et crocs capables de blesser des êtres autrement invulnérables. Sa lutte centrale est le contrôle, il perd complètement conscience sous sa forme de loup, ses actes en tant que lycanthrope lui étant inconnus jusqu'au retour à la conscience humaine. Il développe progressivement une capacité à maintenir partiellement son identité sous forme animale. Il est l'un des personnages fondateurs du registre horrifique Marvel des années 1970 et rejoint les Midnight Sons pour des menaces surnaturelles d'envergure. La Legion of Monsters, coalition de créatures monstrueuses d'orientation héroïque, est l'une de ses affiliations les plus développées.
Dans Werewolf by Night #32 (1975), Werewolf by Night se retrouve impliqué malgré lui dans un conflit entre chasseurs de vampires et forces vampiriques. Cet épisode marque également la première apparition de Blade dans la continuité Marvel. Jack Russell n’est pas à l’origine de ces événements, il y est entraîné par les circonstances surnaturelles qui entourent sa condition, illustrant son rôle récurrent de figure involontaire du registre horrifique.
Werewolf by Night est l'un des personnages fondateurs du registre horrifique, une figure dont l'importance est autant historique (il a contribué à ouvrir Marvel au genre horreur dans les années 1970) que narrative. Le thème central qu'il incarne est celui de la nature héritée comme responsabilité, porter quelque chose qu'on n'a pas choisi et décider quoi en faire.