George Tarleton est un technicien ordinaire d'AIM (Advanced Idea Mechanics), organisation scientifique criminelle, sélectionné pour une expérience d'augmentation mentale destinée à créer un ordinateur biologique capable d'analyser et d'exploiter le Cube Cosmique. L'expérience réussit au-delà des attentes, son cerveau se développe à un niveau surhumain, mais déforme son corps de façon grotesque, tête géante, corps atrophié, mobilité réduite à un fauteuil motorisé. Tarleton, devenu MODOK, prend immédiatement le contrôle de l'AIM par la force mentale.
MODOK apparaît dans Tales of Suspense #93 (1967), créé par Stan Lee et Jack Kirby. Ses capacités psioniques sont vastes, télépathie, télékinésie, émission de rayons mentaux dévastateurs, et une intelligence qui lui permet d'analyser et de résoudre instantanément des problèmes d'une complexité extraordinaire. Son fauteuil mobile intègre un arsenal défensif et offensif qui compense son incapacité physique. Dirigeant de l'AIM, il en fait l'une des organisations criminelles scientifiques les plus dangereuses de l'univers Marvel. Membre de l'Intelligencia aux côtés du Leader, il participe à des projets d'une envergure correspondant à son intellect. Sa psychologie est marquée par la conscience aiguë de ce qu'il est devenu, une créature conçue pour tuer, dont l'apparence grotesque est la conséquence directe d'une décision prise par d'autres sur son corps.
Dans Super-Villain Team-Up #17 (1980), MODOK, après avoir perdu le contrôle de l'AIM face à une rébellion interne, se retrouve sans organisation, sans ressources et sans alliés. Sa réaction, reconstruire méthodiquement son empire depuis zéro, seul, avec la seule puissance de son cerveau. C'est l'une des démonstrations les plus révélatrices de sa nature, MODOK ne connaît pas la défaite, seulement les délais.
MODOK est l'un des personnages les plus visuellement iconiques et les plus psychologiquement intéressants, un être dont la puissance intellectuelle absolue ne compense jamais tout à fait la monstruosité physique qu'il est forcé d'habiter. Son importance tient à son rôle de cerveau criminel de premier ordre. Le thème central qu'il incarne est celui de l'intelligence comme prison, être conçu uniquement pour tuer et penser, sans jamais pouvoir être autre chose.