Mojo est un être de la race des Spineless Ones, extraterrestres sans colonne vertébrale qui se déplacent via des exosquelettes mécaniques. Sa société est entièrement organisée autour du divertissement télévisuel, les émissions de gladiateurs, de chasse et d'action constituent la religion, l'économie et la politique de son univers. Mojo est son producteur suprême, dont le pouvoir dépend directement des audiences qu'il génère. Il n'a pas d'enfance documentée, il semble avoir toujours été ce qu'il est, obèse, bruyant, partiellement grotesque, et absolument obsédé par les cotes.
Mojo apparaît dans Longshot #3 (1985), créé par Ann Nocenti et Arthur Adams. Il capture régulièrement des superhéros, en particulier les X-Men, pour les forcer à combattre dans ses émissions télévisées devant l'audience de la Mojoverse. Sa puissance dans son propre univers est quasi absolue, il contrôle la technologie, les ressources et les armées de la Mojoverse, et peut modifier la réalité de son univers via sa technologie magico-technologique. Ses principales victimes et ennemis sont Longshot, être artificiel qu'il a créé comme acteur-gladiateur et qui s'est rebellé, Dazzler et les X-Men. Spiral est sa servante principale, sorcière aux six bras dont la loyauté ambiguë crée des tensions constantes. La Mojoverse est une satire délibérée des médias de masse américains, addiction à l'entertainment violent, indifférence aux souffrances des performers, tyrannie des audiences.
Dans Uncanny X-Men #205 (1986), Mojo transforme les New Mutants en enfants pour créer une émission sur des mini-superhéros, purement pour améliorer ses audiences sur le segment jeunesse. Les X-Men adultes doivent affronter leurs propres collègues réduits à l'âge de cinq ans. La scène, comique et perturbante simultanément, illustre parfaitement l'amoralité totale de Mojo, tout peut être transformé en contenu.
Mojo est l'un des antagonistes les plus délibérément satiriques, un miroir déformant l'industrie du divertissement poussée jusqu'à son absurde. Son importance tient à ses enlèvements réguliers qui créent des situations narratives uniques. Le thème central qu'il incarne est celui de l'entertainment comme violence institutionnalisée, quand le spectacle devient plus important que ceux qui y participent.